La Vie Brève des Chiens / The Brief Life of Dogs
Demi-finaliste du Prix Jabuti 2024 – Catégorie Premier Auteur – Roman.
À l’âge de 79 ans, ni un jour de plus, ni un jour de moins, le corps des femmes produit une substance capable de guérir une maladie mortelle, un remède qui apporte de l’espoir aux malades attendant dans la file organisée par un algorithme déterminant qui doit recevoir le sang miraculeux. Selon Isaque, qui emmène sa mère Isabel au Centre de Transfusion, l’effet secondaire – la mort de la donneuse – est un faible prix à payer pour le bénéfice offert. À la veille d’atteindre ses 79 ans, Isabel vit paralysée dans un lit sous les soins de son fils. La Brève Vie des Chiens, d’Elton Frederick, raconte l’histoire de ce don du point de vue d’Isaque, un toiletteur pour animaux ; et de Cécilia, la publicitaire avec qui il a eu une relation condamnée à durer en raison d’un accident. Lui, dévoué à son devoir, se dit fasciné par le fait que “la guérison de la maladie la plus perverse qui soit coule dans les veines des septuagénaires” ; elle, une femme ayant combattu contre la “Solution 79” et désormais oppressée par l’imminence d’être sacrifiée un jour comme Isabel et toutes les autres femmes atteignant 79 ans. Utilisant un cadre dystopique invitant à réfléchir sur la tentation des totalitarismes se présentant comme vertueux, La Brève Vie des Chiens narre l’histoire d’une vengeance. Ou plusieurs vengeances qui, par hasard ou non, sont consommées dans le corps d’une femme.
Semifinalist of the 2024 Jabuti Prize – Debut Writer Category – Novel.
Upon turning 79 years old—not a day more, not a day less—women’s bodies produce a substance capable of curing a deadly disease, a remedy that brings hope to the sick who wait in a queue organized by an algorithm determining who should receive the miraculous blood. In the words of Isaque, who is taking his mother, Isabel, to the Transfusion Center, the side effect—the donor’s death—is a small price to pay for the benefit provided. On the eve of turning 79, Isabel lies paralyzed in bed, cared for by her son. A Breve Vida dos Cães, by Elton Frederick, tells the story of this sacrifice from the perspective of Isaque, a pet groomer; and Cecília, the advertising executive with whom he had a relationship condemned to longevity due to an accident. He, a devotee of duty, the man who claims to be fascinated by the fact that “the cure for the cruelest disease imaginable runs through the veins of septuagenarian women”; she, a woman who fought against the “Solution 79” and now finds herself oppressed by the looming inevitability of one day being sacrificed, like Isabel and all other women who reach the age of 79. Using a dystopian scenario that invites reflection on the temptation of totalitarian systems presenting themselves as virtuous, A Breve Vida dos Cães narrates the story of revenge. Or rather, of multiple acts of revenge that, intentionally or not, are carried out upon the body of a woman.